PC INpact nous donne un très bon article sur les nouveaux processeurs en LGA2011 !

Publié: 14 novembre 2011 dans New sur le Hardware / Jeux

Sandy Bridge-E & X79 : tout ce qu’il faut savoir

Artiche rédigé par David Legrand

Il y a tout juste trois ans, Intel dévoilait sa nouvelle architecture Nehalem. Avec elle, nous découvrions le socket LGA 1366, le chipset X58 et les processeurs de la série 900 (voir notre test). Un an et demi plus tard, c’était au tour de Gulftown et ses six coeurs de faire son apparition. Aujourd’hui, ceux-ci ne souffrent toujours quasiment d’aucune concurrence. Pour autant, le géant de Santa Clara ne se repose pas sur ses lauriers et nous présente la relève, connue sous le nom de code Sandy Bridge-E.

Sandy Bridge E - Slides Sandy Bridge E

Comme son nom l’indique, cette architecture se base grandement sur Sandy Bridge (voir notre dossier) mais avec des spécificités propres aux marchés visés : l’offre haut de gamme et les serveurs mono-processeur. La plateforme évolue aussi puisque le socket LGA 2011 fait son apparition, ainsi que le chipset X79.

Mais Intel arrive-t-il à vraiment changer la donne avec ses nouveaux bébés ? C’est ce que nous avons décidé d’analyser.

Du Sandy Bridge dopé aux hormones… mais sans partie graphique

Et pour cela commençons par les processeurs. Comme nous le disions, le gros de l’architecture est déjà connu puisqu’elle se base sur Sandy Bridge, mais l’on retrouve néanmoins quelques différences. Ainsi, la partie graphique tire sa révérence, tout comme la technologie QSV qui lui était rattachée. À la place, on a droit à un contrôleur DDR3 sur quatre canaux, gérant une fréquence maximale de 1600 MHz.

Sandy Bridge E - Slides Sandy Bridge E Slides

De quoi faire grimper la bande passante disponible, mais pas que. En effet, comme le passage du triple canal avait favorisé l’émergence des machines équipées de 6 Go de mémoire, on devrait ici avoir 8 Go de proposés par défaut. Mieux, les constructeurs semblent décidés à placer huit emplacements sur leurs cartes. Avec le tarif des barrettes de 2 Go qui est au plus bas, 16 Go pourrait rapidement devenir la norme.

Enfin un vrai Turbo et l’INtégration d’AVX

On récupère par contre le Turbo Boost 2.0 et l’AVX. Le nombre de coeurs maximal n’évolue pas par rapport à la génération Nehalem, et reste de six. Avec l’Hyper Threading, on arrive donc à un maximal de 12 coeurs logiques. La taille du cache a néanmoins été revue à la hausse puisque l’on passe de 12 Mo à 15 Mo de L3 au maximum. Il est aussi de type 20-way associative contre 16-way pour les générations précédentes.

Enfin, Intel annonce que les lignes PCIe dédiées à la partie graphique sont au nombre de 40. Cela permet à ces puces d’être intégrées sur des cartes mère Quad CrossFireX et Quad SLi. Il est en effet possible de fonctionner dans les configurations suivantes :

  • 16
  • 16 + 16
  • 16 + 16 + 8
  • 16 + 8 + 8 + 8
  • 16 + 8 + 8 + 4 + 4

Du PCI Express 3.0 ? Oui, mais chut !

Comme vous avez déjà pu le noter au niveau de nos previews sur des cartes mères X79, le PCIe 3.0 est souvent mentionné comme supporté. En effet, Intel indique que ses processeurs devraient être capables de gérer des débits de 8 GT/s comme l’indique la norme. Pour autant, la marque ne mentionne jamais officiellement le PCIe 3.0 sur ses documents marketing, aucun périphérique ne permettant pour le moment de certifier les plateformes.

Mais nous avons reçu il y a quelques jours la version préliminaire de la datasheet des Sandy Bridge-E qui fait bien mention de cette fonctionnalité :

Sandy Bridge E Slides

Les constructeurs de cartes mères avaient donc pris un peu d’avance, il sera néanmoins INtéressant de voir ce qu’il en sera dans la pratique quand les premières cartes graphiques seront disponibles. Il faudra surtout vérifier ce que cela apporte en terme de performances.

2.27 milliards de transistors dans 435 mm² : record battu

Au final, on se retrouve donc avec une puce, toujours gravée en 32 nm, qui compte pas moins de 2,27 milliards de transistors qui prennent place dans un die de 435 mm². On est donc au-delà du FX-8150 d’AMD qui était pourtant un monstre du genre (2 milliards, 315 mm²).

Le ratio de transistors par mm² reste néanmoins plus faible que chez la concurrence, tout en étant à la hausse par rapport aux générations précédentes. De 6.35 dans le cas de Bulldozer, contre 4.6/4.7 avec Nehalem et Sandy Bridge, il est cette fois de 5.22.

Au niveau de la gamme, trois modèles sont aujourd’hui annoncés. Ils ont pour point commun leur TDP de 130 W et se distinguent de par leur nombre de coeurs, leur fréquence, ainsi que le cache embarqué. Ils inaugurent ainsi la famille des Core i7 3000 :

Sandy Bridge E - Slides

Comme vous pouvez le voir, Turbo Boost 2.0 permet d’atteindre des fréquences plus élevées qu’avec la génération Nehalem puisque l’on gagne jusqu’à 600 MHz lorsque peu de coeurs sont actifs. On restera néanmoins toujours sous la barre des 4 GHz qu’AMD a décidé de franchir avec ses processeurs FX.

Envie de six coeurs ? Il faudra toujours débourser plus de 500 $…

Malheureusement, Intel ne profite pas vraiment de cette nouvelle pour revoir ses prix à la baisse. Il se contente de remplacer les modèles actuels par de nouveaux, annoncés comme plus performants.

Ainsi, il sera toujours impossible de disposer de six coeurs à moins de 540 €. Un modèle plus abordable, dont le tarif n’a pas encore été dévoilé, mais qui devrait être proposé entre 250 € et 300 € d’ici le début de l’année prochaine, est néanmoins de la partie. Il fera le lien avec les Core i7 2000, mais sera par contre bridé au niveau de l’overclocking puisqu’il est indiqué comme « Partially unlocked », un terme qui ne nous a pas encore été détaillé pour le moment.

… sans compter la carte mère

Un autre point sera d’ailleurs à surveiller : le tarif des cartes mères. En effet, bien que nous n’ayons pas les chiffres de tous les constructeurs, Asus nous a d’ores et déjà confirmé il y a quelques jours que tous ses modèles seraient proposés entre 250 € et 400 €. Ainsi, le modèle Sabertooth, qui est proposé à 160 € en X58 ou 990FX, sera cette fois facturé 299 € !

D’autres semblent un peu plus raisonnables, puisque l’on tombe à 179 € chez Gigabyte avec un modèle tel que la GA-X79-D3. Reste à voir vers quelle moyenne tout cela se stabilisera.

Enfin, notez que si le tarif du modèle le plus cher est 9 $ inférieur à celui pratiqué d’habitude, ce n’est pas forcément pour rien : Intel ne livre pas de ventirad avec les Core i7 3000. Le constructeur préfère laisser le choix à l’utilisateur plutôt que de proposer un modèle qui est, toutes façons, le plus souvent décrié.

Sandy Bridge E Slides Sandy Bridge E Slides

Une version de base sera néanmoins proposée à moins de 20 $ pour les serveurs à bas coût, mais pour les joueurs et amateurs de haut de gamme, le géant de Santa Clara semble pousser l’utilisation de systèmes de watercooling et propose même le sien, comme nous le verrons un peu plus loin.

X79, ou la déception d’un sous-Z68

Passons maintenant au chipset. Habituellement, c’est ce composant qui est le plus décevant dans les plateformes d’Intel… et autant être clair, c’est malheureusement à nouveau le cas. Au départ, il était néanmoins prévu que de nombreuses nouveautés y soient intégrées… mais au final, il n’en est rien. Ainsi, on a tout simplement droit à un Z68 (voir notre dossier), mais en moins bien.

Intel X58 Intel Z68 Intel x79
X58 / Z68 / X79

Au final, on se retrouve donc avec le support de 14 ports USB 2.0, huit lignes PCIe 2.0, six ports S-ATA dont deux à 6 Gbps et un lien DMI qui le relie au processeur, toujours à 20 Gbps. Vous attendiez plus de ports S-ATA 6 Gbps, de l’USB 3.0 ou même Smart Response ? Pleurez.

Reste à espérer que le plus gros défaut du X58, sa consommation, sera réglé… parce qu’au niveau de l’innovation, on restera franchement sur notre faim pour une solution se voulant haut de gamme. AMD devrait donc garder largement l’avantage de ce point de vue avec ses puces de la série 900 (voir notre dossier).

La DX79SI d’Intel et la théorie de l’overclocking du Sandy Bridge-E

Pour mettre en avant sa nouvelle plateforme, Intel proposera sa carte mère DX79SI que nous avions déjà aperçue à l’IDF. Celle-ci est, comme d’habitude, la référence de ce que le géant de Santa Clara attend de ses partenaires. On y retrouve donc les huit emplacements pour de la DDR3, trois ports graphiques qui sont accompagnés de ponts SLi (la carte étant certifiée par NVIDIA), de l’USB 3.0 ou encore de l’UEFI.

Intel DX79SI Intel DX79SI

Notez que celui-ci semble un peu plus taillé pour l’overclocking puisqu’Intel n’hésite pas à communiquer sur ses possibilités à ce niveau. Il indique même qu’une nouvelle fonctionnalité fait son apparition : l’overclocking assistant. Désireux de rendre cette pratique toujours plus « Mamie Ready », le constructeur a décidé de vous simplifier encore un peu plus la tâche : vous sélectionnez la fréquence CPU / mémoire désirée, la carte s’occupe du reste… si cela est possible. Un mode entièrement manuel reste bien entendu disponible.

Sandy Bridge E Slides Sandy Bridge E Slides

Le Gear Ratio et l’assistant d’overclocking font leur apparition

Les Core i7 3000 ne semblent pas vraiment limités à ce niveau, comme on avait pu le regretter des Sandy Bridge en raison de l’intégration de la partie graphique. Si Intel recommande toujours de ne pas grimper au-delà des 5% de gain pour ce qui est de la fréquence de base, un nouveau coefficient fait son apparition : le « Gear Ratio ». Celui-ci est appliqué à la fameuse Bclk et vient s’ajouter à celui du processeur. Ainsi, la fréquence de ce dernier répond à la formule suivante :

  • Fréquence du CPU = Fréquence de base x Coeff. CPU x Gear Ratio

Il est bien entendu de 1x à la base, mais pourra être de 1.25x ou 1.66x. De quoi simplifier un peu plus la vie des amateurs. La fréquence de la mémoire est, elle, toujours liée à celle du processeur par un coefficient qui lui est propre.

LGA 2011 : un socket toujours plus gros, mais qui va vous simplifier la vie ?

Concernant le socket LGA 2011, on ne pourra que remarquer sa taille imposante. Comme nous l’évoquions dans un récent PCi Labs, celui-ci se veut mieux pensé que les précédents et ne devrait pas nécessiter de modification de la plaque arrière. Deux systèmes de fixation maintiendront désormais le CPU en place, les sens d’ouverture et de fermeture étant précisés via des indications spécifiques.

Asus Sabertooth X79

Mais le tout sera aussi plus fragile puisque 2011 broches, c’est aussi 2011 possibilités d’abîmer le socket.

RTS2011LC : Intel se met au watercooling avec un kit signé Asetek

Comme nous l’évoquions plus tôt, Intel ne fournit plus de système de refroidissement avec cette gamme deprocesseurs. Et s’il continue de proposer un ventirad de base, il mettra aussi sur le marché un kit de watercooling tout-en-un : le RTS2011LC. Celui-ci se base sur le 550LC d’Asetek, déjà utilisé par d’autres constructeurs.

Intel RTS2011LC Intel RTS2011LC

On aurait pour notre part préféré que le géant de Santa Clara opte pour un modèle plus récent, tels que ceux des séries H100 de Corsair qui nous plaisent tant de par leur look et leur waterblock carré, que de par leurs petites fonctionnalités utiles.

Ici, ce sera donc le strict minimum. Dans le bundle, on aura droit aux kits de montage pour les sockets LGA 1155, 1156, 1366 et 2011 ainsi qu’à un unique ventilateur de 120 mm. La mise en place sera assez simple puisqu’il suffira de monter des supports sur les quatre vis du socket puis de serrer le waterblock grâce à un système de maintien et quatre vis à main.

Sandy Bridge E Slides

La pompe pourra être reliée à un connecteur à trois broches, mais elle servira de base à l’alimentation du ventilateur. Si l’on baisse la tension de l’un, il en sera de même pour l’autre.

Une solution simple à mettre en place et plutôt efficace

Côté température, l’ensemble est relativement efficace comme nous le verrons plus en détail dans un essai dédié. Ainsi, à son fonctionnement minimal et avec le processeur exploité à son maximum, nous étions aux alentours de 60 °C.

D’après nos informations, il sera bel et bien proposé en France, aux alentours de 80 €, alors que celui des FX d’AMD (voir notre dossier) ne semble toujours pas disponible dans notre contrée. Reste à voir si des bundles kit / processeur seront référencés chez les revendeurs.

Bien entendu, d’autres constructeurs proposeront aussi des kits compatibles avec le socket LGA 2011 :

Sandy Bridge E Slides

Sandy Bridge-E et X79 : la même impression, encore et toujours

Sandy Bridge EAu final, la solution d’Intel nous laisse un peu sur notre faim. Si le CPU évolue en reprenant les avancées majeures de Sandy Bridge tout en s’adaptant à son marché, deux éléments viennent gâcher la fête : le chipset qui semble déjà dater un peu et la grille tarifaire.

En effet, il faudra toujours compter au minimum 555 $ pour se payer un processeur à six coeurs, ce qui est l’effet direct du manque de concurrence sur ce marché. Les Core i7 900 n’ont en effet que peu modèles qui leur arrive à la cheville encore trois ans après leur sortie, Intel se contente donc du minimum.

Le modèle le plus abordable, qui devrait arriver d’ici la fin de l’année, devra donc se contenter de quatre coeurs et de possibilités limitées au niveau de l’overclocking. Et encore, il faudra aussi ajouter à cela le tarif de la carte mère qui aura sans doute du mal à tomber sous la barre des 200 € dans un premier temps, hormis pour quelques modèles.

Espérons qu’au moment des tests il saura faire vraiment la différence, et que le souci majeur de la génération Nehalem sera corrigé : la consommation. Sans quoi on pourrait finir par succomber à la déception.

Un processeur qui semble attractif, mais trop cher. Un chipset qui n’a rien de sexy

Intel x79En effet, avec le X79, on se retrouve à peine au niveau des cartes mères proposées depuis le début de l’année. Certes, dans la pratique on aura droit à l’UEFI, au S-ATA 6 Gbps, à l’USB 3.0 via des puces spécifiques et même peut être au PCIe 3.0… mais où est l’innovation, la « Killer feature » censée faire rêver sur ce genre de gamme ?

Même Smart Response, qui avait été introduit avec le Z68 et qui n’est qu’une solution logicielle, n’est pas de la partie.

Le CPU, qui se renforce une architecture Sandy Bridge déjà très efficace devrait être un véritable monstre de performances, mais il est une fois de plus gâché par la grille tarifaire et la plateforme proposée, dont on aimerait qu’elle s’inspire un peu plus des solutions concurrentes. Dommage pour une solution qui se veut « de luxe » et à l’avant garde.

Bref, vivement que la concurrence se réveille.

 

 

 

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